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La boxe chinoise de style Chen est un art martial chinois de type "kungfu" lié historiquement au Shaolin quan. D'abord désigné comme "boxe de la famille Chen" (Chen jia quan) cette  boxe est maintenant appelée Taiji quan (太及拳) style Chen. Ce nom est souvent traduit par «Boxe du Faîte Suprême», mais on peut le traduire aussi par «boxe des polarités opposées» ce qui correspond mieux à sa philosophie. Il s’agit d’une méthode de combat qui s’inspire pour sa codification de la philosophie de l’alternance du Yin et du Yang. Ainsi, au cours de la pratique, tous les mouvements peuvent être classés selon ces deux modalités :



La boxe Chen est devenu au cours du temps une technique de combat codifiée au moyen d’une synthèse de théories philosophiques et médicales. Il cherche à dépasser la force physique sous sa forme raide et rigide et préconise le développement d’une énergie interne (neigong, 内功) basée sur le relâchement et une force fluide et explosive.

La pratique de l’école Chen comprend deux enchaînements à mains nues désignés sous les noms de «Treize postures» (shi2 san1 shì4, 十三势) et de «Poings canons» (pao chui, 炮捶). Ces deux enchaînements visent à la fois à renforcer l’extérieur, c’est à dire la condition physique, et l’intérieur à travers le développement de l’énergie interne.

S’il s’agit comme dans les autres arts martiaux d’accroître le potentiel énergétique du pratiquant, la démarche du style Chen est particulière en ce sens qu’elle se base sur le relâchement du corps qui prélude à l’obtention d’une qualité de souplesse harmonisant la flexibilité et la fermeté, le Yin et le Yang, «l’aiguille d’acier caché dans le coton». L’énergie Yang (martiale) reste cachée et se manifeste sous forme explosive.

L’enchaînement des Treize postures de notre école comporte 83 postures (chaque postures correspondant à un ensemble de mouvements) et provient de l’enseignement de Chen Fake à Pékin de 1928 à 1957, et de son fils Chen Zhaokui. Il se base sur la mise en branle d’une forme d’énergie connue sous le nom de « d’énergie enroulée comme un fils de soie » (chan si jing), qui se manifeste dans un mouvement spiralé et continu des quatre membres. Cet enchaînement est souvent qualifié de «forme ancienne» (lao jia1, 老家). Il est la source historique des enchaînements des autres formes de Taiji quan. Le décompte de 83 postures provient du fait que de nombreuses séquences (postures) sont répétées plusieurs fois.

Le maître Li Yiyu (1832-1892) a dit que « la pratique quotidienne de l’enchaînement est un exercice pour se connaître soi-même ». Pour connaître l’autre et affiner son énergie au contact de l’adversaire, le Chen dispose d’une méthode d’entraînement à deux appelée « poussées des mains» (tui1 shou3, 推手) en raison du contact constant des avant-bras des partenaires. Ces «poussées des mains» comportent dans le style Chen de nombreuses techniques de saisies et luxations (qin na, 檎拿) et de renversement/projection de l’adversaire (die, 跌). Le tuishou est un préliminaire à la compréhension du combat libre.

L’étude de l’école Chen aborde également les domaines du combat à distance (san shou, ) et de la pratique des armes comme l’épée (jian, 剑), le sabre (dao, 刀), la lance (qiang, 枪), la perche (ganzi, ) ou la hallebarde (chun qiu dao, 春秋刀).